Archive for: octobre 2007

Comment jouer As Roi de la meilleure des façons au poker?

AK, main d’artistes. Quand on pense poker, on pense argent, profit, risque, investissement. Tout cela vient, sans doute, de la tradition anglo-saxonne. Le poker est un microcosme du capitalisme financier. Il y a, à contre courant de cet état d’esprit les esthètes du poker. Ceux pour qui un assemblage de cartes peut être, lorsqu’il est révélé à la river, un travail esthétique. Ce n’est pas que l’argent ne les intéresse pas, mais les profits qu’ils font sont secondaires. Ils ont une vision du jeu qui s’approche plus de celle des joueurs d’échecs.

AK est une main d’artiste. AK c’est, avec A2, le plus petit potentiel de suite parmi les cartes consécutives (on ne peut l’avoir que par un bout). Le plus souvent, il ne touche pas au flop (dans 70% des cas). Quand vous touchez AK vous emmène souvent jusqu’à la river pour découvrir un jeu sup (2 paires, brelan ).

Et pourtant, qui irait jeter ces mains qui, si elles touchent au flop, sont immédiatement en position de top paire/top kicker ? C’est une arme d’attaque. Il faut toujours relancer avec. N’hésitez pas non plus à surelancer, AK aime les duels, mais ce n’est pas pour autant une main pour partir en all-in preflop. Contre 68, on est a 40/60 AK est la main des check-raise et des continuation-bets (on mise sur le flop même si on ne touche pas). AK quand il n’accroche rien au flop, reste au dessus de lui, vos deux over cards pèsent comme une épée de Damoclès sur vos adversaires. A vrai dire, cette main n’est vraiment dominée que par AA.

AK est comme ces grands oiseaux des mers si agiles dans les airs et si maladroits au sol. Dès lors qu’il touche, il est terrible pour ses adversaires(AQ, AJ, KJ, KQ, KK, QQ, JJ ). S’ils manquent, vous risquez de vous sentir trahi, dépourvu. Vous ne pouvez plus l’emporter que par la carte high. Ici, on rend les armes où on bluff. Pas de demi-mesures.

Pour conclure je vais un peu plagier Baudelaire : AK est semblable au prince des huées, qui hante la tempête et se rie de l’archer, Exilé sur le sol au milieu des nuées, ses ailes de géants l’empêchent de marcher.

Vertus et inconvénients du slow play

Le slow play est, avec le bluff, une des techniques les plus dangereuses au poker. Le débutant se perd souvent dans ses enjeux et son utilité. Le principe est simple, faire payer une cote à son adversaire moins cher que son prix normal en vue de le ratisser un peu plus tard. Cette technique est dangereuse dans la mesure où elle peut vous amener parfois à être battu sur la turn ou la river dans ce cas, le dur prix à payer est souvent de devoir jeter ses cartes, à regret certes, mais à les jeter quand même.

Si vous floppez un full par exemple, vous aurez souvent plus envie de cacher cette main en envoyant de fausses informations que de relancer à la hauteur de votre jeu immédiatement. Et c’est bien naturel ! Et pourtant, qui vous dit que votre adversaire ne fait pas déjà un brelan et que la rivière ne lui apportera pas le full sup ? Certaines mains sont dès lors plus propices au slow play que d’autres : carré, full max, flush max, quinte flush, et parfois brelan sur flop à 3 couleurs sans tirage suite. D’autres beaucoup moins, une quinte ne s’améliore pas, il faut le savoir. Ce ne sont pas des mains à slow player car d’une part vous pouvez vous retrouvez en face de la quinte supérieur mais dès qu’une carte double sur le board il faut craindre le carré ou le full caché (pockets pairs en main). De même la flush back door vous mène droit à la catastrophe. Un exemple simple : vous avez la suite au flop, mais il y a deux c?urs sur le board. Si vous laissez une bonne cote à votre adversaire, il va courir après sa flush. S’il l’obtient, il l’aura eu à bon prix et c’est vous le grand perdant. Mais s’il ne la touche pas, il ne paiera jamais votre value bet à la river, et dans ce cas là aussi, vous êtes perdant, car en lui laissant voir les cartes suivantes pour peu cher, vous le rendez largement profitable sur le long terme. En gros vous n’avez rien à gagner Voici ce qu’on peut appeler un cas d’école :

Stu Ungar est à son dernier tournoi, le wsop 1997. Il reste six joueurs et il est chip leader avec plus de 1000K. Stanley a un tapis de 850K et Strezmp a un petit tapis. Stanley relance a 45K, Ungar suit au bouton, de même que Strezmp au surblind. Le flop AK3. Les trois joueurs checkent. La turn : carte quelconque. Strzemp checke, Stanley ouvre a 45K , Ungar colle et Strezmp fold. La river vient, encore une carte anodine, Strezmp ouvre à 150K, Stu paie et gagne en ayant touché sa deuxième paire à la river contre le AQ de Stanley qui slow playait depuis le début et a pour le coup laissé Stu toucher sa deuxième paire à la river.

J’utilise généralement une alternative assez puissante au slow play. De nombreux joueurs ont tendance à être agressif quand ils bluffent et à slow player quand ils ont les nuts (la grosse main). Je joue agressif sur les deux terrains et ainsi, je fais croire le bluff tout en protégeant ma main. C’est le style de jeu qu’utilise par exemple Gus Hansen.

Bluff en Cash Game

17 oct 2007 | Vidéos de poker

Une nouvelle vidéo de cash game dans laquelle Phil Ivey bluff le français David Benyamine et empoche quelques dizaines milliers de dollars.. :d

Les Tells du Poker en ligne

Dans un précédent billet, nous avions abordé les tells au poker. Mais ces conseils ne pouvaient s’appliquer au poker en ligne, le prolème étant que vous ne voyez pas votre adversaire. Sur internet, les seules informations dont vous disposez sont la vitesse de réaction (check, bet, raise) et l’importance de la mise.

Voici une liste des principaux tells en ligne: (n’oubliez pas que la règle d’or des tells est qu’un adversaire avec une main très forte sous-jouera et essayera d’apparaitre le plus faible possible, alors qu’un bluffeur essayera de montrer un jeu très fort)

Relance (raise) instantanée: c’est généralement une indication sur une main très forte.

Une longue pause, suivie d’une relance: c’est le cas typique d’une main très forte. Votre adversaire essaye généralement de vous attirer dans un piège en essayant de vous faire croire qu’il bluffe.

Un check automatique: c’est un général une personne qui utilise le bouton d’action check/fold.

Un adversaire qui call très vite: il peut vouloir essayer de vous bluffer plus tard, soit il dispose d’une main moyenne, ou bien alors il est sur un  » tirage « .

Une petite mise: Soit votre adversaire a une main de monster, soit il est très faible.

Mise en garde: comme à une veritable table de poker, certains joueurs joueront des tells pour vous faire croire certaines choses.. Ne foncez pas tête baissée mais prenez en compte d’autres elements avant d’agir.

Les pocket-pairs en action

10 oct 2007 | Vidéos de poker

C’est le genre de main qui rend fou en préflop: AA, KK et QQ… Cette partie est tout simplement extraordinaire car elle rassemble les 3 meilleures mains de départ du Texas Hold’em!

Poker en ligne en vidéo

04 oct 2007 | Vidéos de poker

Une démonstration de poker en ligne en vidéo avec un joueur plutôt… expressif :d
Néanmoins, cas d’école interessant sur la facon de jouer lorsqu’on a touché son set (ici son brelan de 3). Dans le cas présent, checker au flop, et checker à nouveau au turn était une grosse erreur, car l’adversaire bénéficiait de cartes gratuites.

Les Poker Tricks

01 oct 2007 | Vidéos de poker

Vous avez du remarquer ces joueurs qui manient les jetons avec une habileté extraordinaire: dans le jargon du poker, on appelle ces figures des poker tricks. La vidéo proposée ci-dessous est une démonstration, réalisée par un joueur de poker professionnel.

Jouer au poker avec des amis en réalisant ces quelques tricks en jette pas mal… :d